samedi 7 octobre 2017

Du boulot et de la société

Aujourd'hui, je voudrais prendre un fusil sniper et buter Macron. Pas parce que c'est Emmanuel Macron mais parce qu'il représente une partie de ce qui ne va pas dans notre société.
Je vous avertis tout de suite, j'ai bu et je suis déprimée.

J'ai commencé un job lundi dernier et j'ai eu une rupture de la période d'essai aujourd'hui. Je ne blâme pas le concept de la période d'essai. je comprends le concept et l'accepte sans problème.
Ce qui m'ennuie, c'est que j'ai été virée à cause de mes problèmes de santé.

Depuis plusieurs années, on me répète de ne pas dire que je suis en dépression car si je le dis, on ne va pas me prendre. Mais comment puis-je m'en sortir si je n'ai aps de ressources financières ? Il y a des aides, c'est vrai, mais elles sont loin d'être suffisantes. J'ai la chance d'avoir une famille en or, qui est prête à tout pour m'aider à m'en sortir. Mais j'ai conscience que ce n'est pas le cas de tout le monde.

Notre société (en tout cas en Occident), est basée sur le profit et la balance entre risques et bénéfices. C'est choupinou, ça peut fonctionner dans un monde où tout tourne rond.

Sauf que ce n'est pas le cas.

Les gens souffrent. Ce ne sont pas des machines. Enfin, on peut dire que ce sont des machines biologiques, mais c'est un autre débat.

Nous sommes humains. Nous avons un passé et des difficultés. Nous devons accepter d'être faibles, de ne pas être toujours à la hauteur. C'est même logique à mon sens.

Cependant, on nous répète qu'il faut être en forme, qu'il faut être en bonne santé.

Mais par où passe la bonne santé ? C'est bien simple : avoir les moyens de se soigner, d'être en forme. En France, nous avons encore la chance de bénéficier de la sécurité sociale (pour une partie d'entre nous du moins). Or, ce n'est pas le cas partout. Les types qui nous gouvernement, qui nous embauchent (pour la plupart), ne voient pas forcément la merde dans laquelle on est. Et si ils la voient, ils hésitent à prendre des risques en nous embauchant. Même si on est les meilleurs. Alors on se tait. On ne fait confiance à personne.

C'est mon cas.

Je suis en dépression depuis deux ans. Je n'ai pas de complexes à en parler autour de moi, je pense que c'est important que les gens sachent à quoi s'attendre avec moi.

Je suis une personne agréable mais j'ai des soucis (comme tout le monde). Le problème, c'est qu'on me répète depuis plusieurs années de ne pas en parler au travail. On m'a déjà reproché de parler de ma maladie (oui, la dépression est une maladie).

J'ai commencé un travail lundi. Vu la pression sociale que j'ai derrière moi pour trouver du travail, je me suis forcée à ne pas parler de ma dépression. Manque de bol, je suis tombée sur une boîte qui, apparemment, pouvait accepter ce genre de chose. Sauf que je me suis malencontreusement endormie lors d'une réunion.

Ce n'est pas quelque chose qu'on peut prévoir. J'avais bien dormi, je pensais que le problème était réglé. Il s'est avéré que non. Et on m'a virée pour ça.

La société est faite de telle manière qu'on ne peut pas faire confiance à nos supérieurs. Et c'est dommage.

Si on m'avait dit que quelque chose n'allait pas, j'aurais fait tout mon possible pour que ça ne se reproduise pas. J'en aurais parlé à mes supérieurs. J'aurais négocié avec eux pour qu'on trouve ensemble une solution.

Pour qu'on travaille ensemble.

Au lieu de quoi, alors que je pensais retourner travailler lundi, on m'a annoncé qu'on avait mis fin à ma période d'essai.

J'ai été choquée. Non pas parce qu'on m'avait virée (ça arrive), mais parce que personne n'a été capable de me dire que quelque chose n'allait pas et que je devais changer de comportement.
Si un client me voit m'endormir sur mon poste de travail, ça la fout mal. Je comprends ça, sans problème. Dans notre société, on doit être au top tout le temps.

Sauf qu'on est des humains. Et beaucoup de gens l'oublient. Personne n'est parfait, et faire confiance aux gens pour expliquer quelles sont nos difficultés est extrêmement difficile.

Je veux que la société change. Je veux que nous reconnaissions nos faiblesses et les acceptions, que ce soient les patrons, les salariés, et tout le monde autour. Je veux que nous travaillons tous ensemble pour bâtir une société meilleure et indulgente.

En attendant, Macron et tout ce qu'il représente mérite de crever au fond d'un caniveau. Je suis dans la merde. Des tas de gens sont dans la merde. Et c'est de votre faute. Salauds.

mercredi 8 mars 2017

Je ne suis rien

Je ne suis rien
Tristesse et haine sont mon lot
Je ne suis rien
La tête sous l'eau

Voir le monde brûler
Je ne suis rien
Je ne suis rien
Il ne sera pas sauvé

Je ne suis rien
Je me dégoûte
Forte sans doute

Mais impuissante
Entourée de princesses humiliantes
Je ne suis rien

vendredi 10 février 2017

Terre grise



Mon coeur est mort,
Les éléphants l'ont piétiné.
Sur la route de la Mort,
Jeté, écrasé, éparpillé.

Il pleut des cendres et souffle du vide
Il fait sec et les plantes sont livides
Sur cette lande, tout est mort
Les rêves, les remords et même la mort

Le corps presque mort
Se traîne, blanc, livide,
Arraché à son gouffre, rigide

Volonté tombée en terre incolore
Chair dévorée par des vers,
Un corps devient poussière

mardi 4 octobre 2016

La douleur

Certains se demandent pourquoi j'aime toujours le même homme depuis trois ans. Car oui, je le dis et je le répète : je l'aime. C'est comme ça.

J'étale un peu ma vie privée mais c'est pour la bonne cause. Je vais vous résumer la chose.

En septembre 2013, j'ai commencé une relation intime avec un homme. je parle ici de relation intime car le terme "plan cul" est trop restrictif selon moi. Nous n'étions pas ensemble mais nous étions copains, et nous avons couché ensemble de manière presque hebdomadaire. Pendant six mois. Je savais depuis le début que j'étais tombée amoureuse mais je n'arrivais pas à le dire aux personnes que je considérais comme des amis à l'époque. Après tout, ils m'avaient avertie : "ce type est bizarre", "ce type ne se soucie pas des autres", "on ne peut pas compter sur lui", etc. Du coup, j'avais peur malgré moi. Je ne suis pas quelqu'un qui va oublier ses sentiments à cause du risque de la souffrance qu'ils pourraient causer. Si je dois vivre, je dois souffrir. Sinon, autant me tirer une balle tout de suite. La vie n'est pas sans risque. C'est ce que je pense de ma façon d'être.

J'ai donc foncé dans le tas, comme je l'ai fait depuis que j'ai réalisé que je ne pouvais pas être heureuse si je n'allais pas chercher le bonheur par la peau des couilles. Et, comme prévu, je me suis pris un mur en béton armé dans la figure. Mais il n'est pas venu de là où je pensais.

Ce type, je l'ai aimé de tout mon être, comme j'ai rarement aimé. Je crois toujours ressentir cette adoration envers lui mais les médicaments voilent mon jugement. Il est beau, intelligent, drôle et foncièrement honnête. Et surtout, de toutes les personnes que j'ai pu aimer passionnément, et de tous ceux avec lesquels j'ai entretenu des relations intimes (plans cul ou histoires sérieuses), ce doit être celui qui m'a le plus respecté. Il se souvenait de ce que je lui racontais, il faisait attention à moi et à ma sensibilité. L'homme que j'ai aimé et que j'aime toujours n'a absolument rien à voir avec ce que l'on m'a dit de lui. Finalement, le seul défaut qu'il ait jamais eu, et qui n'en est pas un, c'est qu'il n'est pas amoureux de moi. C'est comme ça, c'est la vie.

Cet homme m'a dit un jour que j'étais jolie, alors que j'avais la tête dans le cul et que j'étais à poil. Depuis, j'apprécie de plus en plus mon physique, malgré le surpoids. Quand je discute avec lui, je me sens plus forte, plus courageuse. Involontairement, il m'encourage à suivre mes rêves, à réaliser mes ambitions. Grâce à lui, j'ai le courage d'être moi-même, de ne pas fuir les difficultés. Je ne le remercierai jamais assez de ce qu'il m'apporte.

Quant au mur en béton armé, il est venu de personnes que je considérais comme des amis. Des personnes sur lesquelles je voulais compter en cas de coup dur. Quand j'ai avoué mes sentiments à l'homme que j'aimais, il a été honnête. Il ne m'aimais pas. et il a préféré que nous cessions nos relations intimes pour ne pas que je souffre davantage. Malheureusement, j'ai beaucoup souffert. J'ai pleuré pendant trois jours. Ma soeur m'a effectivement prise dans ses bras. Mais le reste du temps, j'étais seule.

Un jour, j'ai croisé l'homme que j'aimais au théâtre, avec une autre femme. Je savais qu'il ne sortais pas avec elle. Mais je me sentais si mal que j'étais au bord de la crise d'angoisse.

Je me souviens de ma fuite sous une pluie battante. J'ai trébuché. Je pleurais, je suffoquais et je criais. J'étais seule. et j'étais incapable de demander de l'aide.

Je n'ai pas su dire à mes amis que j'avais besoin de soutiens. J'ai essayé de parler mais rien ne sortais. Ils voyaient que ça n'allait pas. Je suppose qu'ils n'allaient pas très bien non plus. J'aurais préféré qu'ils me disent qu'ils ne pouvaient pas être là pour moi.

Les rares fois où j'ai pu dire que ça n'allait pas, j'avais l'impression d'être de trop. Je sentais que je dérangeais. J'avais besoin d'aide mais personne ne me l'a donnée à cette époque. Je comptais sur eux mais ils n'étaient pas là. Je n'étais rien.

J'aurais préféré qu'on me rattrape sous la pluie, qu'on me prenne dans ses bras, qu'on me fasse boire un truc chaud ou de l'alcool fort. Mais j'étais seule sous la pluie. Je me tenais la tête, je criais. J'insultais cette femme que je ne connaissais pas. J'ai su ce soir-là ce qu'étais la haine et je ne souhaite à personne de ressentir une telle chose.

Et je continuais de pleurer et de crier.

Plus tard, j'eus l'impression de me retrouver dans un désert morne, gris, sec, sans végétation, le ciel couvert de nuages gris. J'ai erré là-dedans longtemps.

Je me doutais bien que je n'arrivais pas à comprendre mes émotions parce que je n'arrivais pas à vois les choses en face. Il me fallait être honnête envers moi-même. Il n'y a que là où j'arrive à avancer : comprendre ce que j'ai pu ressentir et voir la réalité en face.

Aujourd'hui, je me bats. Je me bats pour ne pas me laisser dévorer par mes émotions et je bats aussi pour ma propre survie, car cette solitude accidentelle (car c'est bien un accident, aucun de nous n'a voulu faire du mal à l'autre) a été bien plus douloureuse pour moi que le rejet de l'homme que j'aimais. Je m'en serais mieux sortie si on avait un peu mieux réalisé ce qui m'arrivait.

Aujourd'hui, à force de lutte acharnée, je vois un bout de tunnel. Il y en a sans doute d'autres derrière mais je vais mieux. Au bout de trois ans.

Ce qui m'a permis de me relever, c'est en partie de réaliser tout ce qui a provoqué ces émotions monstrueuses : honte de soi, autodestruction, haine, etc. Voir la vérité en face me permet de relativiser mes sentiments et de structurer mes pensées. A force de creuser, comprendre me permet d'assimiler mes erreurs ainsi que ceux des autres. Ainsi, ma colère, ma fureur s'estompe de plus en plus vite. Je me sens apaisée.

Cela me conforte dans ce que je pense : si j'avais pu être honnête envers moi-même et envers les autres, les choses auraient pu être différentes. Je n'aurais pas perdu d'amis. Ma dépression aurais pu être moins profonde. Et j'aurais pu réaliser plus vite ce que je voulais vraiment faire.

Mais les choses sont d'une certaine façon et le passé n'a pas à être changé. L'expérience sert à comprendre les erreurs pour ne pas avoir à les répéter par la suite. Du moins, c'est ce que je pense. Et c'est ce que je transmets aujourd'hui : soyez honnêtes, envers vous-mêmes et envers les autres.

Mon expérience en est là. Peut-être que plus tard, j'aurai des choses à ajouter.

lundi 13 juin 2016

   Ecrire du vomi n’est pas particulièrement artistique. C’est un peu comme dégueuler sur sa feuille ou son écran pour désencrasser les tuyaux. Bref, ce soir, j’écris du vomi.

   Ça doit faire plus d’un an que je suis officiellement en dépression. Il est probable que ça fait beaucoup plus longtemps que je suis dans cet état.

   Qu’est-ce que tu veux sortir quand en cinq ans, six de tes proches sont morts ? Un suicide, quatre cancers, une rupture d’anévrisme. Deux amies à moi, deux membres de ma famille (dont mon père), deux amies de la famille (mais si proches qu’elles en faisaient partie à mes yeux). Peu à peu, mes passions se sont taries.

   Le dessin. Trop dur. Trop de notions. Trop de travail. Trop de temps à se prendre en pleine face sa propre médiocrité. J’ai abandonné l’idée de faire de la bande dessinée. Juste quelques strips où je tape sur des gens au hasard au gré de mes colères irrationnelles.
Les mangas, la bande dessinée, les animes. Trop de publications, trop de bordel. Plus de repère. Trop de contenu. Trop de fans.

   Et d’autres choses. Tellement de choses que j’ai oublié.

   Je suis tombée amoureuse, il y a deux ans. J’ai vécu six mois un plan cul comme si j’étais au paradis. Pas une seule fois je n’ai eu envie de me flinguer. Cela faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

   Puis j’ai été éjectée du paradis par un gros coup de pompe taille 48. Les personnes sur lesquelles je comptais m’ont lâchée. J’étais par terre, mon cœur et mes entrailles gisaient sur un vieux goudron craquelé. Et deux putains d’éléphants se sont amusés à me piétiner. De manière involontaire, faut pas déconner non plus.

   Pis j’étais au fond d’un trou aussi. Alors j’ai rampé à la surface. Bon sang, c’était sec. En même temps, j’essayais de me soigner. Deux psychothérapies pour le prie d’une. Il en reste un peu je vous en remets ?

   Un magnifique brun-out suite à un boulot dans une PME tenue par un couple d’abrutis égocentriques et psychopathes. Puis encore un gros coup de pompe dans ce qui restait de mon cœur. A ce moment-là, il ressemblait à un truc qu’on aurait laissé un peu trop longtemps en-dehors du frigo.
Puis le cinquième mort.

Bordel.

J’ai tout arrêté pendant trois mois. Planquée sous une couette.

   Je me suis un peu remise sur mes deux jambes et j’ai avancé dans ce désert sec où rien ne pousse, où tout est gris, même le ciel. Sans eau. Sans rien. La solitude et la dépression en un seul lieu. Magnifique.

   J’ai repris un rythme. Mais j’ai recommencé à fumer. Et putain, je suis tombée malade pendant deux mois. Et depuis, plus d’énergie, plus rien.

   Que veux-tu sortir de tout ça ? Il n’y a plus rien. Le sol est aride. Pas sûr que ça soit encore fertile.
Je n’arrive plus à écrire quoi que ce soit de potable. Alors je vomis. Ceci n’est pas de l’art.

Vomir du texte, c’est foutre du Destop dans la tuyauterie de la création.

Bonne nuit.

samedi 16 janvier 2016

Pourquoi ne pas vouloir d'enfant ?

Bonjour à tous. Aujourd'hui, chers lecteurs, nous allons parler reproduction. Ou plutôt, je vais vous écrire sur le fait de ne pas vouloir d'enfants.

Et je vais commencer par une confession. Quand j'étais plus jeune, je pensais que seuls les hommes et moi-même ne voulions pas d'enfants, et que toutes les femmes en voulaient. Je n'ai pas spécialement envie de m'étendre sur les causes de cette méprise mais je lance un regard lourd de sous-entendus à la télévision, au cinéma ainsi qu'à tous les supports culturels véhiculant des idées fausses sur la réalité.

Si vous n'avez pas encore compris, chers lecteurs, je l'écris en clair : il existe des femmes qui ne veulent pas d'enfants. Êtes-vous choqués ? Si oui, vous vous demandez sans doute combien elles sont, et, surtout, pourquoi ne veulent-elles pas enfanter. Si vous êtes bouffis de préjugés bizarres, vous vous dites sans doute que l'horloge biologique se chargera de faire rentrer ces mégères dans le droit chemin. Si vous pensez cela, sachez, chers lecteurs, et je vais être vulgaire, que votre horloge biologique n'existe pas et que vous pouvez vous la carrer profondément dans le cul. Et sans vaseline. OUI, je le pense très fort, et je fantasme parfois sur la possibilité d'enfoncer sans façons une vieille horloge grand-mère format familial dans un de ces représentants du sexisme ordinaire. Mais cela n'est pas le sujet aujourd'hui.

Vous vous demandez sans doute « Mais comment diantre est-il possible pour une femme, et même un être humain, de ne pas vouloir se reproduire ? Est-il possible qu'une femme refuse l'idée même que récolter les selles d'un nouveau-né soit la seule façon pour elle de s'épanouir en tant que femme ? » A cette dernière question, je vous réponds : « Mais bien sûr que non ! » Sans déconner, les selles, c'est crades putain et ça pue ! Comment voulez-vous que j'ai envie de toucher à un truc qui en expulse sans se contrôler ?

Bref, commençons sans plus attendre la liste des raisons pour lesquelles un être humain (oui, une femme est avant tout un être humain) ne voudrait pas avoir d'enfant :

  • Certains ne veulent pas transmettre leurs gênes (par exemple, ceux qui souffrent de maladies génétiques) ;
  • Certains refusent de surpeupler la planète. Cela se comprend, nous sommes plus de sept milliards. C'est énorme !
  • Les enfants, c'est chronophage : il faut les faire lever le matin, les amener à l'école, les récupérer, les aider dans leurs devoirs, les faire manger, les occuper, les coucher, les consoler quand ils font des cauchemars, être là quand ils sont malades, s'assurer qu'ils vont bien…
  • Il faut pouvoir les supporter : cris, pleurs, vomis, excréments, caprices, ingratitude, hyperactivité (le cas échéant), fainéantise…
  • Il faut supporter les neuf mois de gestations : vomis, nausées, crampes, douleurs diverses et variées…Et pas de sexe !!!*
  • L'accouchement : je n'ai jamais compris comment les gens pouvaient considérer qu'un accouchement était beau. La femme crie tellement elle a mal, il y a du sang partout, on frappe le nouveau-né pour qu'il respire par la bouche… Ah pardon ! On me dit dans l'oreillette que j'ai été traumatisée par les films que je voyais à la télé quand j'étais enfant. Tout s'explique ! Je ne suis pas une grosse brute vulgaire, juste une jeune femme traumatisée ! Cela dit, l'accouchement est une épreuve qui impressionne pas mal de personnes. L'expulsion du bébé n'est pas forcément le moment le plus douloureux. En effet, on parle peu de l'expulsion du placenta mais c'est apparemment très douloureux également. En considérant tous ces aspects de l'accouchement, on peut comprendre que certaines femmes refusent d'enfanter. Et vous ne pouvez pas leur en vouloir pour ça. Surtout si vous êtes un homme : vous n'accoucherez jamais de toute votre vie. Note : oui je sais que les colliques néphrétiques sont presque aussi douloureuses mais c'est pas le sujet.
  • Certaines personnes préfèrent adopter des enfants qui ont besoin d'une famille aimante (qu'elle soit homoparentale ou non, d'ailleurs). Je trouve cette démarche très honorable, surtout au vu de sa difficulté.
  • Pour avoir des enfants, il vaut mieux les désirer. Si on a des enfants alors qu'on n'en veut pas, on prend le risque de les rendre malheureux. Avoir des enfants, c'est prendre des responsabilités non négligeables. Ça n'a rien à voir avec le fait d'acheter une peluche, programmer un robot ou même élever un chien. Avoir un enfant, c'est prendre la responsabilité de donner naissance à un être humain : quelqu'un qui pense, qui ressent, qui va vivre peut-être 80 ans, qui va être heureux, malheureux, qui va aimer, haïr, qui va avoir des relations sexuelles, peut-être même avoir lui même des enfants… Faire des enfants, ce n'est pas anodin.
  • Quand on est malheureux soi-même, voire suicidaire, qu'on ne trouve rien qui vaille le coup, on n'a pas forcément envie d'infliger la vie à une autre personne. En plus, si on a envie de mourir, ce n'est pas la peine d'avoir un enfant qui risque de se retrouver orphelin.
  • Certains passent leur jeunesse à élever d'autres membres de leur famille : frères, sœurs, parents irresponsables, bouledogues français ultra collants mais fragiles… C'est un coup à gâcher sa jeunesse (ne pas pouvoir sortir avec ses copains, ne pas pouvoir emménager où on veut…) et à se dégoûter des enfants.
  • - Personnellement, j'ai autre chose à faire dans la vie que d'élever des gniards : je veux écrire un roman de Science Fiction, peindre, dessiner, jouer aux jeux vidéo, élever des rats domestiques, devenir développeur, sauver le monde…



En conclusion, il n'y a pas de raison unique de ne pas vouloir enfanter. Rien que le fait de ne pas avoir envie devrait être respecté par tous. Donc, si vous rencontrez quelqu'un qui ne veut pas avoir d'enfant, respectez sa décision et ne cherchez pas à le convaincre d'en avoir. De toutes façons, vous perdriez votre temps et votre énergie à le rendre malheureux.

*Ah ! Un lecteur me souffle dans l'oreillette qu'il y a des gens qui sont à l'aise avec le fait d'avoir des relations sexuelles pendant la gestation. Alors, c'est comme vous voulez pour ça :)

vendredi 16 octobre 2015

Vomi du 16 octobre 20145

Note : ceci est un commentaire que j'ai laissé sur cet article. Je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit l'auteur (notamment sur l'histoire de la chaîne alimentaire) mais ça fait du bien de voir un "carnivore" sensible.

Au risque de m’attirer les foudres des vegan intégristes (oui je connais des vegan qui ne cherchent pas à me culpabiliser), ça fait du bien de voir quelqu’un qui pense à peu près la même chose que moi. Je veux être vegan, je veux arrêter de manger de la viande ou du poisson.

Je ne me crois pas carnivore, je pense que mon corps pourrait très bien supporter de ne pas en manger. Mais si ce n’était qu’une question de goût, oui je serais déjà devenue vegane, qu’est-ce que vous croyez ? Qu’on n’éprouve rien quand on voit le regard doux d’une vache qui nous observe depuis son pré ? Qu’on n’a pas de la peine quand on voit un canard dont les ailes ont été cassées pour ne pas qu’il s’envole ?

C’est choupi de nous accuser d’être des monstres. Aimiez-vous la viande avant d’être vegan ? Avez-vous été habitué à manger deux fois voir trois fois votre besoin en protéines à chaque repas depuis votre naissance ? Votre équilibre mental ne s’est-il jamais appuyé sur ce que vous mangiez ? N’avez vous jamais déprimé si votre repas n’avait aucun goût ?

Et vous êtes-vous déjà demandé si les personnes que vous accusiez d’être des monstres n’essayaient pas, à leur rythme, de devenir veganes, par étapes successives ? Que diriez-vous à quelqu’un qui vient de réaliser que manger des animaux, ça ne lui correspondait pas mais qu’il n’arrivait pas à changer de régime alimentaire ? Que lui direz-vous si, tout fier, il vous annonçait qu’il évitait désormais les produits à base de lait animal ? Qu’il refusait de manger la viande issue de bébés animaux ? Et que ça, ce ne sont que des étapes vers un régime alimentaire plus sain ? Est-ce que vous continueriez à le traiter comme de la merde parce qu’il n’est pas encore capable d’adopter un régime vegan au risque de ruiner tous ses efforts et de le dégoûter de lui, de sa démarche et de le faire “rechuter” ?

Je suis pour que notre société devienne vegane mais je ne me fais pas d’illusions sur la difficulté de la tâche. Même si il est évident qu’un tel régime serait mieux pour les humains et les animaux, il faut pouvoir faire évoluer la société et ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il serait temps de vous foutre ça dans le crâne. Continuez votre lutte, c’est bien de sensibiliser les gens à la cause animale. Mais de grâce, cessez de culpabiliser ceux qui sont déjà sensibles et qui font des efforts pour arriver à devenir vegan.